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Quelques mots griffonnés sur le cahier au pied de l'escalier
dans cette librairie où sont exposés mes tableaux. Une voix au
téléphone. Une rencontre dans une salle d'exposition empreinte
d'un passé réhabilité. Echange rapide comme ces poèmes haiku. Correspondance.Rencontre.
Echange dans le partage de la création. Regards sur les tableaux.
Voix des poèmes. Un va et viens musical, parti dont je ne sais où
et qui nous habite. Il ne s'agit pas d'illustrer des poèmes ou
de parler des tableaux. S'agissant simplement de deux parcours
qui s'interpellent: poser, comme des galets sur la plage qui reflèteraient
à la fois le ciel et la mer, poser des textes et des tableaux, notes
d'une mélodie plus vaste qui nous traverse et nous dépasse.
Dominique Monnier-Saget, juin 2003
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J'ai vu pour la première fois un des tableaux de Dominique sur
une affiche annonçant son exposition. Devant son tableau, j'ai
été littéralement clouée sur place. C'était comme si un inconnu
avait deviné mes pensées qui restaient inconscientes à moi-même.
Toute émerveillée, quelquechose en moi a crié fort :"je connais
l'univers de ce peintre!" et tout de suite j'ai pensé à mon
manuscrit "l'iris de la nuit" dont je souhaitais secrètement
une publication illustée...j'ai osé laisser un petit message dans
le livre d'or (...) Aujourd'hui j'écris ce texte en remerciant
pour cette rencontre de deux sensibilités miroitantes (...) D'ailleurs,
je sens toujours qu'un miracle a produit ce livre (...) J'avais
écrit tous mes poèmes sans un tableau de Dominique et elle n'avait
jamais lu mes poèmes auparavant. C'est incroyable et même intriguant
pour moi de découvrir une telle résonance commune.Sans se connaitre,
nous créiions deux mondes individuels qui pouvaient résonner ensemble.
Comme deux miroirs renvoyant des images, en s'enrichissant, ce livre
est né.(...) Pour tous ceux qui créent, il n'y a pas de plus grande
joie que de rencontrer et communiquer avec un autre être qui sait
vibrer et respirer dans le même monde. Car la création est un acte
de partage et un don." (...)
Marie Sunahara; juin 2003
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